Le premier ministre, Rose Christiane Ossouka Raponda a réuni hier mercredi 13 avril, une pléthore de ministres en tête desquels Pacôme Moubelet-Boubeya pour faire un point sur la mise en œuvre de la stratégie industrielle du Gabon. Pour le pays, il s’agit d’une priorité. Notre rédaction vous donne des explications.
Ce mercredi 13 avril, le premier ministre Rose Christiane Ossouka Raponda a eu une réunion de travail avec le ministre d’Etat chargé de l’Industrie, Pacôme Moubelet-Boubeya, à laquelle ont également participé ses collègues de l’Energie et des Infrastructures (Alain-Claude Bilie-By-Nze) ou encore de la Communication et de l’Economie numérique (Pascal Houangni Ambouroue).
Comme nous l’apprend la cheffe du gouvernement sur sa page Facebook, ladite réunion visait à : « dresser l’état des lieux de la mise en œuvre de la stratégie nationale d’industrialisation qui est forte de 54 projets et (…) veiller à sa alignement sur le Plan d’accélération de la transformation ».
Si le Gabon veut accélérer son industrialisation, c’est que le secteur a des « externalités positives » (des effets bénéfiques) importants sur le reste de l’économie. « Industrialiser le Gabon, c’est diversifier son économie, assurer sa montée en gamme et favoriser la création d’emplois », a d’ailleurs rappelé le premier ministre gabonais sur Facebook.
Outre ses vertus en matière de diversification, l’industrie permet à l’économie d’un pays d’accroitre son niveau d’innovation, la part de la valeur ajoutée (c’est-à-dire la quantité de biens, donc la richesse) produite chaque année (par exemple, via les industries de transformation à l’instar de ce qui s’est fait dans le secteur du bois), c’est la fameuse « montée en gamme » et a un impact particulièrement important sur l’emploi qualifié (directement et indirectement via l’effet d’entrainement sur le secteur des services).
Enfin, l’industrie a également un effet positif très important sur la balance commerciale d’un pays (via l’augmentation de ses exportations et/ou la diminution de ses importations), ainsi que sur la balances des paiements (elle permet d’alimenter les réserves en devises internationales du pays).
Selon les derniers chiffres de la Banque mondiale datant de 2020, la part de l’industrie dans le PIB du Gabon était de 40,73 %, derrière le secteur des services (52,62 %) mais loin devant l’agriculture (6,65 %).